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Cher lecteur,

La semaine dernière, le déni et la confession. Cette semaine : la mécanique concrète des coupes. Les 503 170 fonctionnaires devenus 380 000. Les retraites revalorisées tout au long des années 2000, puis gelées, puis coupées trois fois. Les dépenses de fonctionnement à −25,5% en un an. Ce que ça veut dire, ligne par ligne.

 

Ce qui mérite d’être raconté précisément dans l’expérience grecque, c’est la progressivité des coupes. On ne commence jamais par le plus douloureux. On commence par ce qui fait le moins mal politiquement — les gels, les ajustements discrets — en espérant que ça suffira. Quand ça ne suffit pas, on va plus loin. Et plus loin encore, jusqu’à ce que les règles changent rétroactivement pour des personnes qui n’ont plus le temps d’adapter leur vie. C’est cette mécanique que les budgets grecs racontent, année après année, avec une précision comptable qui donne le vertige.

 

Cinq phases — de la promesse à la saignée

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Les coupes poste par poste — les chiffres des budgets

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Ionès Jaoulane

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