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Quand la dette publique file vers 130 % du PIB et que les OAT flirtent avec les 4 %, l’or redevient ce qu’il a toujours été : une assurance. Il reste un problème – la fiscalité française. Il existe une solution légale. Peu de gens la connaissent.

Cher lecteur,

L’or n’est pas un placement. C’est une assurance. Ce n’est pas moi qui le dis – c’est l’histoire des 5 000 dernières années. L’or a survécu à la chute de tous les empires, à la dévaluation de toutes les monnaies papier, à toutes les crises financières. Et contrairement aux obligations d’Etat, il ne peut pas être imprimé. Il n’est la dette de personne.

En cette rentrée 2026, la question n’est plus de savoir s’il faut en détenir. Les OAT françaises à 10 ans flirtent avec les 4 %. Un rapport commandé par Bercy lui-même projette une dette qui pourrait dépasser 130 % du PIB avant 2030. La charge d’intérêts est déjà le premier poste de dépenses de l’Etat. La vraie question est donc celle-ci : comment en acheter intelligemment, en payant le moins d’impôts possible sur vos gains ? Parce que le fisc français, sur ce sujet, n’est pas votre ami.

Le régime fiscal de l’or : deux mauvaises nouvelles

Quand vous revendez de l’or en France, vous avez le choix entre deux régimes d’imposition. Les deux sont défavorables à l’épargnant ordinaire.

Le premier : la taxe forfaitaire sur le prix de cession, à 11,5 % sur le montant total de la vente – peu importe votre gain réel. Vous avez acheté un lingot 50 000 € et vous le revendez 52 000 € ? Vous payez 5 980 € de taxe pour un gain de 2 000 €. Résultat net : vous avez perdu 3 980 €.

Le second : la taxe sur les plus-values réelles, à 37,6 % sur votre gain effectif. Ce taux est dégressif : 5 % d’abattement par an à partir de la troisième année de détention. Exonération totale au bout de vingt-deux ans. Vingt-deux ans. C’est long. Très long. Surtout quand il existe des alternatives légales bien plus efficaces.

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La distinction cruciale : posséder de l’or ou posséder une créance sur l’or

Il y a une autre dimension que la fiscalité. Quand vous achetez de l’or via votre banque – sous forme d’ETF, de certificats, ou de compte-métal – vous ne possédez pas de l’or. Vous possédez une créance sur votre banque, laquelle possède une créance sur un dépositaire, lequel détient parfois des parts de fonds. En cas de faillite bancaire, votre or « en chambre forte » peut se retrouver bloqué, soumis à un bail-in, ou simplement évaporé dans les méandres d’une liquidation judiciaire.

L’or physique stocké en votre nom propre dans un coffre indépendant, lui, vous appartient sans ambiguïté. Ce n’est pas une nuance. C’est la différence fondamentale entre une assurance et une promesse.

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Il existe une faille légale – et peu de gens la connaissent

Il existe dans le droit fiscal français une anomalie remarquable. Une catégorie spécifique d’objets en métal précieux échappe totalement à la taxe sur les plus-values pour les transactions inférieures à un certain seuil. Ce n’est pas de l’évasion fiscale. Ce n’est pas un montage agressif. C’est une disposition légale, parfaitement documentée, que la grande majorité des épargnants ne connaît tout simplement pas – parce que personne n’a intérêt à la leur expliquer.

Le rapport que nous avons préparé pour les abonnés à La Lettre des Affranchis détaille exactement comment fonctionne ce mécanisme, quels produits y sont éligibles, comment les acquérir, comment les stocker, et comment organiser ses ventes pour rester dans le cadre légal et ne rien payer.

Déjà abonné ? Ce rapport est accessible directement dans votre espace membre.

Ionès Jaoulane

 

 

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