Attendez que le soufflé retombe avant d’y goûter

L’année civile 2012 fut faste pour les marchés actions, comme le rappelle Le Figaro. Cependant n’oubliez pas que cette hausse est artificielle. Elle ne s’appuie que sur la gigantesque prothèse de la création monétaire. Entre 2008 et fin décembre 2012, 1 600 Mds€ ont été injectés dans le système financier européen (http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/785839/1600-milliards-d-euros-pour-sauver-les-banques.html ) soit 13 % du PIB de l’Union Européenne.

« La poursuite de la remontée des multiple de valorisation des entreprises constituera selon JPMorgan le principal moteur des marchés. La banque américaine attend une hausse de 10% des indices des pays développés avec une progression de seulement 5% des bénéfices par actions des groupes. Citigroup est dans le même ordre de grandeur, avec une croissance des bénéfices en Europe de 5% au mieux, mais n’exclut pas une remontée du multiple de capitalisation à 12 fois en un an », indique L’Agefi. En clair, les actions deviennent beaucoup plus chères sans que les bénéfices suivent vraiment. C’est donc dangereux.

Le mot d’ordre de 2012 reste vrai : ne rentrez sur les marchés actions que dans les points bas.