Pourquoi Bruno Le Maire est dangereux

La loi Pacte veut modifier le Code civil et Bruno Le Maire prétend inventer le « capitalisme européen » qui deviendra un modèle économique planétaire.

Les entreprises devraient devenir des associations d’intérêt général à but vaguement lucratif : c’est en partie ce dont vont discuter nos élus à l’Assemblée pour graver ceci dans le marbre de la loi PACTE.

Le nom de cette loi étant lui-même idiot, attendons-nous à un déferlement de bêtises. Pour mémoire PACTE signifie « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ». Cela fleure bon le « ministère du Redressement productif » du précédent quinquennat.

La découverte de cet acronyme contient probablement tout le jus de crâne que les promoteurs de ce tas de réglementations sont capables de sortir. Cette loi ne tardera pas à se révéler nuisible. Si les boulets des fameux « seuils sociaux » sont vaguement limés, la chaîne est quand même passée après cinq ans de franchissement de seuil. En contrepartie de cet allégement de peine, tout un fatras de nouvelles obligations sont prévues.

Les milliers de pages des différents codes (*) vont encore s’enrichir, ainsi que les avocats spécialisés pour interpréter ces nouveaux maquis. Nous allons nous appauvrir en gaspillant notre temps.

En quoi une loi peut-elle être un « plan d’action » ?

En quoi une loi peut-elle « fabriquer de la croissance » ?

« Oh mais vous critiquez toujours sans rien proposer », pensez-vous très fort, cher lecteur…

Eloge de la paresse et du nettoyage juridique

Oui, comme vous le savez à la Chronique Agora, nous sommes paresseux. Nous ne proposons jamais de plan, d’action, de plus de ceci ou cela, etc.

Nous sommes pour le vide, pour la suppression. Nous sommes pour moins de ceci ou cela, pour moins d’Etat. La seule chose que nous voudrions en plus, c’est plus de liberté et de responsabilité car nous nous sommes optimistes et nous ne croyons pas d’emblée que les bipèdes sont nés pour s’entredéchirer. Nous croyons qu’ils préfèrent échanger entre eux paisiblement et que la loi doit être faite pour éloigner les prédateurs.

« Ce n’est pas parce qu’il y a des lois qu’il y a des propriétés, mais parce qu’il y a des propriétés qu’il y a des lois. »

Frédéric Bastiat, Propriété et Loi.

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