La réduction des impôts implique une baisse de l’emploi public

Dans l’activité publique relevant des services, une bonne partie du coût est due à la masse salariale, tout comme dans le secteur privé.

Le coût salarial est d’autant plus élevé qu’il y a de très nombreux agents publics en France, l’un des taux d’emploi public les plus hauts de l’OCDE. Rentrent dans cette catégorie les agents (fonctionnaires surtout, mais aussi contractuels) des trois fonctions publiques, d’Etat, hospitalière et territoriale, et les salariés des entreprises publiques.

Ces personnels sont protégés par des statuts aux avantages multiples, accordés à tous même si certains se caractérisent par une productivité faible voire nulle.

Le nombre d’agents multiplié par les coûts des rémunérations et des avantages statutaires est une combinaison explosive.

Comme pour les entreprises, et ce depuis des décennies, l’informatisation et désormais la numérisation constituent des gisements importants de productivité, et donc de réduction d’effectifs. De très nombreuses tâches administratives peuvent être traitées de façon automatisées avec une rapidité et aussi une fiabilité bien meilleure, réduisant la nécessité de revenir en arrière, contrôler et refaire ce qui a déjà été fait.

Le nombre de démarches administratives qui peuvent s’effectuer en ligne se développe rapidement. Plus besoin de se déplacer, plus de perte de temps en attente. Les gains collectifs sont considérables, et montrent d’ailleurs que l’administration, pourtant facilement critiquée, est aussi capable de s’adapter et de se réformer.

Normalement, cela devrait se traduire par des besoins moindres d’agents publics même dans les pays riches et développés.

Les comparaisons internationales sont trompeuses. La lecture des statistiques peut donner l’impression que la France, somme toute, se situe dans une honnête moyenne européenne.

Emplois publics par millier d'habitants

En pratique, notre pays est resté jusqu’à présent à l’écart des grandes tendances, réduction du nombre d’agents publics et recul – voire la disparition – des protections statutaires.

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Caramba, encore raté !

Le déficit de l’État se creuse mais pas ses dépenses, nous indique http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/01/14/20002-20130114ARTFIG00671-malgre-des-depenses-tenues-le-deficit-de-l-etat-derape.php Le Figaro. C’est donc qu’il manque des rentrées vos impôts et ceux des entreprises exsangues. Il paraît que pour l’impôt sur le revenu, ça irait plutôt bien. Ceux qui ont payé l’ardoise très salée de leur dernier tiers n’en doutent pas une minute ! C’est la TVA (donc les dépenses de consommation) qui ne vont pas.

Déficit 2012 : 87,2 Mds€ soit 1 Md€ de plus que prévu en novembre ! Un mois à 1 Md€, ça fait beaucoup, quand même.

Recettes : 1,7 Md€ de moins, alors que la charge de la dette a baissé de 2,5 Mds€ par rapport aux prévisions de septembre, grâce aux taux d’emprunts très bas.

Je ne vous fais pas un tableau de ce qui va se produire lorsque les taux vont remonter : il y aura du sang sur les murs.

Pour serrer les boulons, que prévoit notre gouvernement ? « Tout dérapage ou toute dépense nouvelle devra être ‘autofinancé’ par les ministres concernés, et 8,5 milliards d’euros de crédits seront gelés », nous disent Les Echos.

Concrètement sur le terrain, cela donne des hôpitaux qui empruntent, peut-on constater dans L’Agefi. Seize hôpitaux se sont regroupés pour lever 228 M€. Ils sont notés AA, comme la France. « Un établissement en difficulté financière a été exclus de l’opération », précise même Fitch. Ainsi ce ne sera plus du déficit public, enfin plus vraiment. Voilà comment on met la poussière sous le tapis !