Une bouffée d’optimisme se dégage

L’Europe exporte à nouveau, tous les pays y vont de leur contribution. Tous ? Non, « sauf en France » précise le quotidien suisse Le Temps.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9bdffb7a-79fb-11e2-9c3f-f412594b2ec9/Lexc%C3%A9dent_commercial_europ%C3%A9en_multipli%C3%A9_par_vingt_en_2012#.UStNKuhGVT4

Shame on us, honte à nous. Mais « moins d’Etat est une idée qui semble doucement cheminer.

Dans Le Figaro, les patrons critiquent les aides publiques. Ils n’ont pas besoin de cela, disent-ils. Ils n’ont pas besoin de l’argent des contribuables, ils ont simplement besoin que l’Etat ne leur mette pas de bâtons dans les roues.

Et même dans Les Echos

« Je n’ai aujourd’hui qu’un seul ennemi qui se croit mon ami pour réussir : c’est l’Etat. (…) Laissez-moi souffler, laissez-moi travailler. Laissez-moi employer. Laissez-moi ma liberté « 

Denis Cheneau, restaurateur à Reignier (Haute-Savoie)

Et toujours dans Les Echos

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Des normes absurdes, ce n’est pas ce qui nous manque. Chaque gouvernement pense que toute activité quel qu’elle soit (et surtout celle qu’ils impose) est création de richesse. C’est ainsi que nous dépensons beaucoup d’argent en ascenseurs, en contrôles techniques, en latrines pour bétail (si, si, je vous assure), en principes de précaution divers. Le PIB gonfle tandis que notre portefeuille s’aplatit. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme…

Moins d’Etat c’est urgent.

« Pour la France, le choix n’est pas entre la rigueur, le défaut ou la sortie de l’euro. Il est entre la rigueur sans défaut ou le défaut suivi par l’extrême rigueur ».

Ce qui ne peut plus durer, Les Gracques, éditions Albin Michel, 2011

Alors on se réforme ? Vraiment, vraiment ?

Le monde a les yeux rivés sur la France. Arrivera-t-elle à se réformer ? Si oui, l’Europe, l’euro chemineront cahin-caha. Si non, la note française sera vite dégradée, les taux d’emprunt vont monter en même temps que le tas de dettes.
La réforme du marché du travail est donc regardée en dehors de nos frontières. Ce matin, le Financial Times est muet, le Wall Street Journal et Les Echos plutôt positifs ; Le Figaro est sceptique. La flexibilité conquise est la faculté pour une entreprise de négocier des « plans de maintien de l’emploi » qui « prévoient des baisses temporaires de salaire et ou une hausse du temps de travail pour faire face à des difficultés conjoncturelles », indique Les Echos.

2013 : la France élue maillon faible de l’euro

La France premier risque pour la zone euro en 2013, Le Figaro http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2013/01/02/10001-20130102ARTFIG00434-baverez-la-france-premier-risque-pour-la-zone-euro.php

C’est un secret de polichinelle, en 2013 la France sera le maillon faible de l’Europe. Nicolas Baverez ne nous apprend rien mais il nous offre un bon résumé : « en 2013, la France cumulera donc la récession, l’aggravation du déficit commercial, l’explosion du chômage et l’incapacité à remplir l’objectif de 3 % du PIB pour le déficit public ». Reste notre « stupéfiante tolérance » envers les impôts.

Oui. C’est bien pour cela que la France arrive toujours à emprunter à taux réduit. Bon, oui, d’accord, aussi à cause des 120 000 fonctionnaires de Bercy.