Le montant des crédits à risques des banques italiennes a bondi de 41 à 126 milliards d’euros en quatre ans

Les ennuis de l’Espagne et de l’Italie sont loin d’être terminés. Les banques italiennes seraient contraintes de passer 21 Mds euros de provisions pour pertes. Sachez aussi que les banques françaises sont très impliquées en Italie, comme le montrent les travaux de mon collègue Mory Doré sur la santé des banques françaises.

Le marché interbancaire européen reste gelé et les banques sont toujours dépendantes des prêts à long terme de la Banque centrale européenne.

La confiance continue à régner puisque les taux ne monte pas, officiellement. Le rachat des mauvaises créances les empêche de monter. Mais plus la croissance tarde à revenir, plus la confiance va s’effriter.

Le système financier actuel repose sur trois choses :

  • La croissance du crédit, qui est en panne.
  • La confusion entre la volatilité (incertitude sur la valeur de quelque chose) qui est quantifiable et le risque qui par essence même ne l’est pas.
  • La confiance dans ce système, qui subsiste.

Toujours pas de lumière au bout du tunnel

Schizophrénie : « difficulté à partager une interprétation du réel avec les autres, ce qui entraîne des comportements et des discours bizarres, parfois délirants ».

« En terme de stress financier, on peut dire que l’Espagne a touché le fond. Il faudrait une abominable conjonction d’évènements pour que revoir les rendements espagnols à nouveau au delà de 7 % » dit Antonio Garcia Pascual, économiste spécialiste de l’Europe du Sud à la Barclays. « Mais en terme de croissance de l’activité économique, on ne voit toujours pas de lumière au bout du tunnel. C’est clair »

http://www.ft.com/cms/s/0/695d1bfa-6543-11e2-a3db-00144feab49a.html#ixzz2It3T5bQv

« In terms of financial stress, one could say that Spain has touched the bottom. You would need to see a very nasty combination of events for Spanish bond yields to go beyond 7 per cent again,” said Antonio Garcia Pascual, chief southern European economist at Barclays. “But in terms of growth and economic activity there is still no light at the end of the tunnel. That is clear. »

Sans blague. Tout noir dans le tunnel, c’est clair !

N’oublions pas, la route de l’Espagne, c’est la route qui nous attend.