L’économie post crise

Décidément, les dettes sont comme les méchants des mauvais films. On les croit oubliées, on pense que cela va se tasser, que l’affaire est enterrée et hop elles remontent à la surface, encore plus menaçantes qu’avant.
Enjeux Les Echos de décembre 2012 se penche sur « L’économie post crise ». Critiqués pour n’avoir rien vu venir, les économistes se sont remis en question, nous promet le mensuel qui fait état de l’avancée des réflexions.

Voici ce que vous pouvez trouver en page 38 de ce numéro.

« Le défaut comme solution extrême ?
Les excès d’endettement se résorbent traditionnellement de quatre façons : fiscalité, inflation, croissance ou défaut.
On a très rarement vu des résorptions de dette par l’austérité budgétaire, comme le montre le FMI dans son dernier rapport. Et par rapport aux épisodes précédents, les niveaux de dette sont beaucoup plus élevés et les remèdes traditionnels – taxation, inflation, ou croissance – sont plus difficiles à mettre en œuvre. Les banques centrales ont pour mandat de contrôler l’inflation (pour préserver le pouvoir d’achat des populations, le vieillissement démographique réduit les perspectives de croissance, parfois dramatiquement, les niveaux d’imposition sont déjà très élevés. Reste le défaut qui jusqu’à présent n’a pas été envisagé : seule la Grèce a fait partiellement défaut sur sa dette, déclenchant des secousses sur les marchés financiers en exposant le fait que la dette des pays développés n’est plus nécessairement un actif sûr.
La plus grande inconnue de l’expérience de cette crise est bien celle des solutions aux excès de dette record et généralisée à l’ensemble des pays développés. Si l’on réalise que l’austérité ne peut être une solution viable, si l’inflation est sous contrainte et la croissance durablement faible… ne restent que les défauts plus larges pour la Grèce, le Portugal et même l’Italie. Mais on ne sait toujours pas comment en gérer les conséquences sur l’épargne populaire, le secteur financier, et sur le financement des entreprises, des ménages et des États dans le futur »

Laurence Boone, chef économiste Europe chez Bank of America Merryll Lynch

L’accentuation en gras est de moi.