Le montant des crédits à risques des banques italiennes a bondi de 41 à 126 milliards d’euros en quatre ans

Les ennuis de l’Espagne et de l’Italie sont loin d’être terminés. Les banques italiennes seraient contraintes de passer 21 Mds euros de provisions pour pertes. Sachez aussi que les banques françaises sont très impliquées en Italie, comme le montrent les travaux de mon collègue Mory Doré sur la santé des banques françaises.

Le marché interbancaire européen reste gelé et les banques sont toujours dépendantes des prêts à long terme de la Banque centrale européenne.

La confiance continue à régner puisque les taux ne monte pas, officiellement. Le rachat des mauvaises créances les empêche de monter. Mais plus la croissance tarde à revenir, plus la confiance va s’effriter.

Le système financier actuel repose sur trois choses :

  • La croissance du crédit, qui est en panne.
  • La confusion entre la volatilité (incertitude sur la valeur de quelque chose) qui est quantifiable et le risque qui par essence même ne l’est pas.
  • La confiance dans ce système, qui subsiste.

L’Espagne toujours en éclaireur sur la route de la faillite

C’est la fin de l’année, chacun donne son avis sur le futur. Les actions vont-elles monter ? Les matières premières ? Les obligations ? Les monnaies ? L’or ?

L’ennui de la plupart des prévisions, c’est qu’elles se contentent de prolonger une tendance qui existe déjà. D’autres, au contraire, comme Saxo Bank, s’essaient à imaginer des ruptures, des retournements, et voient ainsi l’or sombrer à 1 200 $ l’once.

Mais finalement, les grandes catastrophes naissent toujours de la même façon : d’une mauvaise estimation d’un risque.

Les créances à risque gonflent en Espagne. « Le total des encours douteux dans les bilans des banques approche désormais les 190 Mds€, une hausse de 7,4 Mds€ en un mois », nous indique L’Agefi.

Le taux de créances douteuses grimpe en flèche