Les encours de dettes publiques en Zone euro avoisinent les 10 000 Mds euros, ceux des pays en difficulté se situent autour de 3 800 Mds euros

Entre octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé 4 500 Mds euros d’aides aux institutions financières, soit l’équivalent de 37% du PIB de l’Union Européenne. Plus d’un tiers ont été utilisées, donc plus de 12% du PIB sans que les problèmes de fond soient résolus.

M. Mario Draghi indique que le mandat de la Banque Centrale Européenne n’est pas de « lutter contre le chômage ».

Tout ceci mérite une traduction, car tout s’éclaire quand on appelle un chat un chat.

Assouplissement monétaire = création monétaire distribuée au système financier qui est censé le redistribuer à l’économie réelle, M. et Mme Michu.

Avec l’assouplissement monétaire une Banque centrale pour « lutte contre la récession ».

Pour faire pudique, les banques apportent des créances pourries (privées, publiques) à la Banque centrale qui les acceptent en feignant de croire que ce sont d’excellente créances qui seront un jour remboursées et donne en échange de l’argent.

Le grand public a maintenant compris qu’il s’agissait de création monétaire.

Cette création monétaire n’a jamais profité à M. et Mme Michu. Les impôts, le chômage, les retraites bientôt désindexées,… M. et Mme Michu ne sont pas à la fête. Cette création monétaire n’a jamais profité aux PME, les seules, rappelons-le, qui soient créatrices d’emplois. En effet les entreprises du CAC40 détruisent des emplois. Cette création monétaire masque les pertes du système bancaire et fait monter les indices boursiers.

L’assouplissement monétaire ne marche pas. Mais ce n’est pas parce que ça ne marche pas qu’on ne peut pas aggraver la situation. C’est même la mission des grands planificateurs.