Remaniement gouvernemental mais pas de vrai changement à l’horizon

La France change de gouvernement et donc les décisions vont être freinées. La faillite est-ce vraiment maintenant ?

Deux écoles s’affrontent.

Les étatistes-keynésianistes (très majoritaires à droite et à gauche)

Non la France ne fera pas faillite, la Banque centrale européenne interviendra et se débrouillera pour maintenir les taux d’intérêts extrêmement bas pendant l’éternité. Nous serons noyés sous les prêts à taux zéro, l’argent imprimé, etc. Le discours de Mario Draghi à Jackson Hole va dans leur sens.

Les réalistes (très minoritaires)

Non la Banque centrale européenne ne sera pas toujours là. Les manipulations monétaires ont une limite. La France n’est pas le Japon. Lorsque l’inflation se réveillera en Allemagne ou que des spéculateurs s’intéresseront à la France, la Banque centrale européenne ne pourra plus lutter contre une hausse des taux et la France devra restructurer sa dette.

Valérie Pécresse fait partie des réalistes qui ont cependant participé à un gouvernement étatiste-keynésianiste. Elle évoque la faillite mais qu’a-t-elle fait lorsqu ‘elle était au Budget ?

Elle nous livre cependant une indication intéressante :

« Dans le détail, la France emprunte 360 Mds€ par an à court terme. L’effet d’une hausse des taux d’intérêt serait alors énorme : « Si les taux d’intérêt remontent d’un point, cela veut dire que cela nous fera 3 milliards de dépenses de plus. De 2 points ? 7 milliards » explique l’ancienne ministre du Budget. »

Hélas son calcul est ensuite partiel et ne prend en compte que le court terme. Le service de la dette, les intérêts se montent au total à 45 Mds€ pour une dette globale de 2 000 Mds€, ce qui fait un taux d’emprunt moyen de 2,25%.