La recapitalisation directe des banques européennes bute sur les capacités du MES

La recapitalisation directe des banques européennes bute sur les capacités du MES

L’article de L’Agefi nous donne quelques nouvelles de l’orgie banques – État.

« Doté d’un capital de 32 Mds€ qui doit être porté à 48 Mds€ en avril puis à 80 Mds€ début 2014, le MES a été conçu pour pouvoir prêter 500 Mds€ aux États ».

Ouf : 500 Mds€ = 100 kerviels, ça permet de voir venir pour la Grèce, Chypre, et même l’Espagne (200 Mds€) avec un peu de chance…

« Une prise de participation au capital des banques  est surtout considérée plus risquée qu’une ligne de crédit accordée à un pays, et ampute davantage la capacité de prêt du fonds. Pour 10 Mds€ de recapitalisation bancaire directe, le MES perdrait l’équivalent de 20 à 30 Mds€ de capacité de prêt ».

Ah oui c’est vrai, une banque est plus risquée qu’un État. C’est pour cela que les États renflouent les banques et pas l’inverse, n’est ce pas. Les banques ne souscrivent jamais aux emprunts d’État, c’est bien connu.

Si ? Les banques sont bourrées d’emprunts d’État ? Ah oui c’est vrai, mais les emprunts d’État sont tellement sûrs que la réglementation de Bâle 3 n’oblige même pas les banques qui y souscrivent à mettre des fonds propres de côté. Un emprunt d’État ne rapporte rien mais ne coûte rien non plus.

La suite de l’article nous apprend que :

  • le MES a consacré 39,5 Mds€ à l’Espagne (qui n’a pas appelé officiellement au secours, mais c’était pour les banques espagnoles et l’argent a transité par le FROB  ou fonds espagnol de recapitalisation des banques)
  • le vrai baptême du feu du MES pourrait être Chypre

Tout ceci est clair comme du jus de chique…