L’or n’est pas un placement défensif !

Ce n’est pas moi qui le dis mais l’Echo de la Belgique …
http://www.lecho.be/actualite/marche_placements_general/L_or_n_est_pas_un_placement_defensif.9266281-3502.art?ckc=1

Lorsque vous mesurez l’or en monnaie, c’est comme si vous mesuriez un objet avec un élastique. La monnaie est élastique, pas l’or. La monnaie est élastique car elle s’imprime, se crée à volonté.

Relisez maintenant l’article de L’Echo et vous verrez que votre grille de lecture va changer.

« Si l’on regarde l’évolution des prix de l’or depuis 1975, on constate qu’il a touché un sommet en 1980 pour ensuite reculer jusqu’en 2000. Or, durant cette période, l’indice des prix à la consommation a augmenté de manière régulière. En termes réels, l’or a donc fort diminué. Entre 1980 et 2000, il a perdu 80% », a constaté l’économiste lors d’une conférence. « L’investisseur malheureux qui avait acheté de l’or en 1980 n’a toujours pas récupéré sa mise plus de 30 ans après. ». Bien sûr : en 1980, le flic n’était plus nécessaire. Volker avait monté les taux courts à 20 %, soit 5 % au dessus de l’inflation (qui avait ravagé le pouvoir d’achat du dollar entre 1975 et 1980). Pourquoi garder de l’or si la rémunération de la monnaie est bonne ?

« Pour un investisseur désireux de se protéger, mieux vaut des obligations liées à l’inflation. Celles-ci protègent bien mieux que l’or du risque de dérapage des prix ». Les obligations indexées sur l’inflation sont extrêmement dangereuses car ce sont les premières à être répudiées en cas de faillite d’un État. Ce point est largement documenté par les ouvrages de Kenneth et Rogoff. Les obligations d’entreprises sont également dangereuses dans une crise du surendettement accompagné d’une grande récession.
« Il est par ailleurs difficile de définir la juste valeur de l’or ». Non mais, en revanche, il est difficile de définir la juste valeur de monnaies qui s’impriment à volonté.
« Nous ne recommandons pas l’or aux investisseurs défensifs ». Bien sûr, car pour un financier il est plus rentable de vendre des obligations indexées sur l’inflation.

C’est vrai, l’or ne rapporte rien, mais une OAT à dix ans non plus !