Migration de l’or et fourberie de Pékin

L’Allemagne rapatrie tout l’or qu’elle avait entreposé à Paris

http://bourse.lefigaro.fr/devises-matieres-premieres/actu-conseils/l-allemagne-va-rapatrier-tout-son-or-entrepose-a-paris-344750

La France reste une place forte de l’or du monde

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202504131056-la-france-reste-une-place-forte-de-l-or-du-monde-529250.php

L’Allemagne chercher son or pour le rapporter chez elle, The Wall Street Journal

L’Allemagne crée un tas d’opportunité en or, Financial Times

Impressionnant, non ? Tous les journaux financiers parlent désormais de l’or et il ne tient plus du tout un obscur entrefilet dans la rubrique « matières premières ».

L’Allemagne a donné un coup de pied dans la fourmilière. Après avoir demandé en 2012 à voir où était son or, elle veut à l’avoir bien au chaud dans la mère patrie.

Guerre froide oblige et peur des chars russes, la moitié de l’or allemand était entreposé depuis presqu’un demi-siècle à New-York, à Londres et à Paris. Il y dormait tranquillement. Il s’y était accumulé grâce aux excédents commerciaux qu’engrangeait le pays. Puis voilà que l’Allemagne lâche le mark pour l’euro, que la Banque centrale européenne se met à en imprimer, que le professeur Marcus Kerber accuse la Banque centrale européenne de « crime monétaire » et que les Allemands s’inquiètent : où est notre or ? De voir des lingots entreposés ne leur a pas suffi.

Elle va rapatrier 300 tonnes de l’or de New-York et tout l’or de Paris puisque du fait de l’euro il n’y a pas de change entre la France et l’Allemagne alors que ce n’est pas le cas avec l’Angleterre et les États-Unis. Une explication assez alambiquée. Carl Ludwig Thiele, membre du directoire de la Bundesbank  a même cru bon d’indiquer que c’était « un signe de confiance dans le maintien de la monnaie unique ».

Cette histoire d’or n’est qu’une péripétie dans de grandes manoeuvres monétaires.  Les pays débiteurs veulent une monnaie faible  et les pays créditeurs (exportateurs) ne veulent pas voir leurs réserves de change partir en fumée.

Parmi ces pays, la Chine. La Chine achète de l’or discrètement pour « diversifier ses réserves de change » comme on dit pudiquement et pousse ces citoyens à en acquérir. L’or ne rapporte rien, mais les bons du Trésor et les obligations européennes non plus ! La Chine aussi est victime de la « répression financière ». Le président du CIC (le fonds souverain d’investissement chinois), Lou Jiwei, a déclaré lundi 14 janvier lors d’une conférence de presse à Hong Kong qu’il allait réduire ses achats de bons du Trésor américain. Mais il se déclare confiant dans la reprise américaine. Hou, le fourbe !

Reprise américaine ? 2,5 % de croissance achetée avec 8 % de déficit + l’impression mensuelle par la Fed de 40 Mds$ pour racheter des bons du Trésor.