Michelin vendra moins de pneu que prévu

Les manœuvres des banques centrales et l’argent imprimé ne font pas le bonheur. Nous le savions cher lecteur mais d’autres commencent à le découvrir aussi.

L’Europe découvre que sa croissance est en panne. Cela en soi n’est pas très grave puisque ce qu’on appelle « croissance » n’est que l’augmentation du crédit et que justement il y en a trop. Mais ce qui a alarmé hier, ce sont les résultats des entreprises. La banque autrichienne Raffeisen, l’industriel britannique de l’agroalimentaire Tate & Lyle, les ventes de Michelin. Les commentaires montre que les nuages s’accumulent : effets des sanctions sur la Russie, ralentissement en Chine, au Brésil.

De plus en plus de dettes, de moins en moins de croissance et de moins en moins de monde pour payer les intérêts.

Les ingrédients de la faillite.

Source : peoples trust toronto

Les politiques des banques centrales (ZIRP, TARP, QE1, QE2, QE3, TWIST, LTRO, TLTRO, MTRO) ne conduisent finalement pas à augmenter les bénéfices des entreprises. Nous vivons dans un monde cruel… Pour gagner de l’argent, il faut pouvoir vendre des choses utiles (ou agréables) à des gens solvables (et il y en a de moins en moins).

Pour le moment, les gens continuent à penser que les banques centrales oeuvrent pour notre bien. En témoigne ce sous-titre des Echos « Derniers espoirs pour les marchés : la baisse de l’euro et le soutien apporté par la banque européenne ». Tant qu’il y a de l’espoir, il n’y a pas de krach.