Le massacre des propriétaires dans la France de Monsieur Macron

Le gouvernement multiplie les mesures pénalisant les propriétaires immobiliers. Dernière annonce en date : moduler la taxe foncière en fonction des revenus.

Depuis le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), on sait que l’actuel gouvernement a les propriétaires dans le collimateur.

Plus exactement, ce sont les riches propriétaires qui sont visés. En effet, l’IFI est dû quand on est détenteur d’un patrimoine immobilier d’au moins 1,3 M€. C’est une coquette somme, certes, mais rapidement atteinte lorsque l’on a décidé de placer son épargne dans ses logements principal et secondaire dans des zones tendues comme les grandes agglomérations et les régions touristiques du bord de mer.

Seulement 150 000 foyers concernés par le nouvel IFI

Des experts estiment que 150 000 foyers seraient concernés par cet ISF aménagé. Rappelons qu’en 2016 (derniers chiffres disponibles, selon la DGFip) il y avait eu un peu plus de 350 000 déclarations d’ISF. Avec cette mesure le gouvernement fait donc 200 000 satisfaits.

Le gouvernement a été accusé de « favoriser les riches ». Il fallait montrer rapidement qu’il n’en était rien. Il a donc été annoncé que la plus grande part des occupants d’un logement seraient progressivement exonérés de la taxe d’habitation.

En 2020, seuls 20% des Français continueront donc à payer la taxe d’habitation, ceux qui ont « les plus hauts revenus ». En effet, le paiement de cette taxe sera fonction du revenu fiscal de référence du foyer.

A terme, la suppression totale de la taxe d’habitation est envisagée. Certes, le gouvernement s’est engagé à compenser le manque à gagner des collectivités locales à l’euro près. Mais beaucoup d’élus locaux doutent de la parole de l’Etat et cherchent la parade.

La taxe d’habitation disparaît… pour mieux renaître

C’est ainsi que des villes touristiques s’apprêtent à alourdir fortement la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. En effet, depuis 2014, il existe une surtaxe sur la part communale de la taxe d’habitation. La Loi de finances pour 2017 a autorisé les communes à porter cette surtaxe jusqu’à 60%. Ce que se sont empressées de faire, ou s’apprêtent à faire, des villes comme Paris, Nice ou Saint-Nazaire. Bordeaux, Saint-Jean-de-Luz ou encore Toulouse envisagent de porter la surtaxe à 40% ou 50%.

Autre parade trouvée par les collectivités locales : l’augmentation de la taxe d’aménagement. Cette dernière, instaurée en 2012, concerne « toutes les opérations d’aménagement, de construction, de reconstruction et d’agrandissement de bâtiments ou d’installations nécessitant une autorisation d’urbanisme ».

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