La faillite de la France … et vous

Faillite est un mot grave, autrefois les faillis se suicidaient. Loin de vous pousser à une telle extrémité, je vous propose au contraire d’essayer de vous en sortir le mieux possible.

Pour cela, lisez mon livre, bien sûr, mais aussi les autres ouvrages conseillés sur ce site, fouinez sur les liens que nous avons sélectionnés, apprenez à suivre les médias avec un œil neuf et à reconnaître ce qui est réellement important pour vous et votre patrimoine dans l’actualité.

Pour les paresseux 1 , il y a aussi une lettre qui peut vous aider dans cette démarche.

Quoiqu’il en soit, ce site est là pour vous aider.

Tous ceux qui se sont sérieusement penchés sur les chiffres de la France s’accordent : notre pays est bien en faillite, simplement, la plupart des gens ne le savent pas encore et surtout nos créanciers baignent encore dans une bienheureuse ignorance. C’est pourquoi nous arrivons toujours à emprunter pour rembourser nos vieux emprunts. Ceci vous laisse un peu de temps pour vous organiser.

Là, je vous entends souffler la question qui vous brûle les lèvres « quand, oui quand exactement ferons-nous faillite » ? Patience…

Techniquement un État souverain est en faillite lorsqu’il ne rembourse pas ses créanciers étrangers. Lorsque les créanciers sont nationaux (vous ou moi), cela ne s’appelle pas une faillite. C’est ainsi qu’au XXème siècle notre épisode d’hyperinflation qui s’est soldé par l’apparition du Nouveau Franc le 27 décembre 1958 ne fut pas officiellement une faillite. La France comptait alors peu de créanciers étrangers et la ruine de quelques rentiers français survivants de deux Guerres mondiales passa inaperçue. Nous étions dans les Trente Glorieuses !

Aujourd’hui le tableau est différent. Vous avez une assurance vie en euro, un compte en banque avec des liquidités, un livret, une retraite à percevoir ? Vous êtes créancier de l’État français. Vous ne serez pas prioritaire, évidemment. Vous passerez après bien d’autres créanciers étrangers et nationaux plus importants que vous (sans vouloir vous vexer). Pour bien négocier à titre privé le passage du cap délicat de la faillite nationale, il va donc falloir dès à présent vous organiser, puis au jour le jour, vous adapter aux évènements.

Nos autorités, instances nationales et européennes pensent qu’imprimer de l’argent résoudra nos problèmes et masquera notre insolvabilité, le temps de renouer avec la croissance. Elles pensent même que nous avons les moyens d’emprunter toujours plus d’argent pour sauver des banques ou des pays comme l’Espagne ou l’Italie.

Hélas ce n’est pas si simple… Nous risquons de succomber noyés sous les liquidités mais pas plus riches pour autant, plutôt ruinés par l’inflation puis probablement l’hyperinflation. Mais si vous vous prenez en main dès maintenant, vous saurez conserver votre indépendance financière, vous aurez un avantage décisif. On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un patrimoine bien préparé voit son pouvoir d’achat augmenter en sortie de crise !

Bonne chance et bon courage

1 Ne le prenez pas mal, la paresse est l’origine de l’ingéniosité humaine. La paresse nous a permis d’inventer la roue et beaucoup d’autres choses qui minimisent nos efforts et augmentent nos résultats. Soyez paresseux et assumez-vous !