La charrue et les bœufs ou l’œuf et la poule

La charrue avant les bœufs, ça ne se discute pas : c’est idiot.

Mais l’œuf ou la poule, lequel précède l’autre ça se discute toujours en France

Relevé sur Contrepoint

Il y a deux sortes de gens :

  • Ceux qui pensent qu’ils sont là pour « distribuer » les richesses et faire avancer la « justice sociale » : ils prennent pour cela le maximum d’impôt à ceux qui travaillent et gagnent de l’argent, et le redistribuent sous forme de primes, d’allocations, de prestations, de subventions etc. Ils prennent et redonnent par l’intermédiaire de leurs grosses lessiveuses redistributrices étatiques. C’est leur idée du socialisme en 2014 : les riches n’ont qu’à payer et il ne faut surtout pas faire confiance aux entreprises car les patrons se gavent en exploitant les travailleurs. Ils n’ont jamais créé une entreprise de leur vie et n’ont donc jamais créé un seul emploi. Mais comme ils ont fait l’ENA, ils savent tout et en particulier quels investissements sont rentables : donc ils taxent d’abord les entreprises en leur annonçant qu’ils leur rendront l’argent sous forme d’allégements, mais uniquement en contrepartie d’emplois créés ! Il ne leur vient pas à l’esprit que s’ils enlevaient leurs grosses pattes étatiques, et faisaient confiance à la liberté d’entreprendre, les entreprises seraient plus dynamiques et embaucheraient. Mais bon, ils sont socialistes et donc pour « la justice sociale ». C’est pour ça qu’ils distribuent des bonbons au peuple sous forme d’allocations et des subventions à leurs clientèles électorales pour s’assurer de leurs bulletins de vote et être réélus. Aussi simple que ça.
  • De l’autre côté, vous avez ceux qui pensent qu’avant de pouvoir la redistribuer, il faut d’abord la créer cette fameuse richesse et donc diminuer le matraquage fiscal, diminuer les dépenses publiques qui plombent la croissance, diminuer la dette, diminuer la charge sur les entreprises pour leur permettre de gagner de l’argent, d’investir, de vendre des produits sur des marchés difficiles, de payer des salaires, d’embaucher des chômeurs qui végètent à Pôle emploi qui ne pourra d’ailleurs bientôt plus les payer…

Bon, je n’insiste pas, vous avez compris : d’un côté les méchants profiteurs qui compromettent la croissance et l’emploi en prônant l’austérité, en se mettant des profits dans les poches et en se gavant de dividendes ; et de l’autre les gentils interventionnistes comme Montebourg qui veulent dépenser sans compter, accroître toujours les déficits, s’endetter davantage, distribuer encore plus, subventionner au maximum… soi-disant pour « relancer la croissance et le pouvoir d’achat »… Le problème est qu’ils ont essayé ces méthodes depuis des années et que ça n’a conduit qu’à un matraquage fiscal sans précédent, des déficits dramatiques, une dette abyssale de 2000 milliards d’euros, un chômage massif… Sans pour autant obtenir la croissance promise et le retour à l’emploi.

Concrètement, cela donne ceci :

Et puis encore ça

En orange le taux de faillite des entreprises et en bleu leur rentabilité.