Grande votation chez les petits Suisses qui risque d’accélérer notre faillite

La votation suisse du 30 novembre risque d’être un détonateur dans le monde des monnaies fiduciaires. Elle aura un effet direct sur notre pays car si les Suisses interdisent à leur Banque centrale d’arrimer le franc à l’euro, nous perdons un très gros acheteur de dette française.

Il va y avoir un coup à jouer (car oui, il n’est pas interdit de profiter individuellement de nos malheurs collectifs).

Ayant tranché le fait que l’investissement public n’était pas source de richesse, Allemands et Suisses progressent dans leur réflexion sur la monnaie et avancent à pas de géants.

La montée du parti AfD en Allemagne en témoigne, l’initiative pour rapatrier l’or également. Le parti AfD prône une monnaie commune adoptée pas les États européens qui accepteraient de se soumettre à la règle d’or (budgets équilibrés). La détention d’or montre que l’or est toujours considéré comme un garde-fou et que la monnaie a besoin d’ancrage dans le réel.

La Suisse a emboîté le pas à l’Allemagne et votera le 30 novembre prochain au sujet de l’or et de la nature de la monnaie. C’est un vote crucial qui risque de tout faire basculer en Europe. Pour le moment, la campagne n’a pas commencé (celle de la dernière « votation » sur des taux de TVA vient de se terminer).

Ces deux pays partagent la conviction qu’une économie forte va de pair avec une monnaie forte et des citoyens prospères.