La France s’attaque à la réforme de ses banques

La France s’attaque à la réforme de ses banques, nous disent Les Echos.

http://blogs.lesechos.fr/la-une-des-echos/la-une-du-30-janvier-la-france-s-attaque-a-la-reforme-de-ses-banques-a12427.html

C’est faux. Quatre ans après le début de la crise, la réforme des banques n’a pas commencé et elle avortera. Les banques resteront donc « trop grosses pour faire faillite » donc trop grosses tout court et nous, contribuables, paieront la casse future. Rien n’a changé.

Le lobby bancaire est puissant et bien organisé. Les banques sont vues comme « finançant l’économie » et la croissance de la dette  est confondue avec la croissance de la richesse.

La pensée unique assimile « crédit » à « richesse » et que la seule façon de s’enrichir ou de faire tourner l’économie est de contracter toujours plus de dettes.

Les banques sont utiles, la transformation d’épargne de court terme en prêt à long terme est un métier. Dans ce métier, le banquier connaît le déposant et son emprunteur.

Ce qui est pervers, c’est la multiplication du crédit pour avancer dans le temps de la consommation ou des investissements non viables et la pratique qui consiste pour une banque à externaliser le risque de ses crédits par la titrisation.

Un peu de Charles Gave sur la monnaie et le « social-clientélisme » et le cruel besoin de faillite pour assainir tout ça.

http://institutdeslibertes.org/la-monnaie-et-le-social-clientelisme/