Euro-zizanie sur fond de croissance … de la dette

Le budget 2015, suite…

Le discours se dégrade nettement. Le budget de la France est une insulte à l’Allemagne et à tous les pays qui ont fait des efforts pour éviter de distribuer des prestations sociales à crédit : Irlande, Grèce, Espagne, Portugal. L’exaspération monte à l’étranger.

La Commission européenne va dire tout le mal qu’elle en pense mais elle est coincée pour appliquer ce qui est prévu (et qui était idiot), à savoir des amendes car les montants s’ajouteront aux déficits de la cigale française et ne feront qu’aggraver la situation.

La Bundesbank dit tout le mal qu’elle pense des agissements de la Banque centrale européenne et de ses rachats obligataires mais elle est coincée car mettre en danger l’euro c’est exposer Deutsche Bank et Commerz Bank des monstres bancaires dont la chute serait un Lehman Brothers bis. La Bundesbank reste opposée à toute relance par la dette contrairement à l’indécrottable FMI.

Ce dernier monte au créneau pour réclamer plus de routes, de ponts, de grands travaux financés par l’emprunt à bas coût. C’est exactement la méthode japonaise qui a prouvé son inefficacité mais cela ne dérange pas les keynésiens du FMI. En outre, ce sont des fonctionnaires internationaux qui, à ce titre, ne paye pas d’impôt donc sont insensibles au gonflement des dettes publiques.

L’instabilité augmente sur les marchés, la « croissance » cale, le doute politique s’instille.  Allemands et Français se sentent, pour des raisons opposées, piégés dans l’euro pour le pire et non plus pour le meilleur.