Dexia : une banque trop grosse pour faire faillite

Dexia a besoin de 5,5 milliards d’euro (un gros kerviel) et vous allez les lui donner car sinon …eh bien, sinon, c’est la catastrophe.
C’est ici http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&sqi=2&ved=0CDkQFjAB&url=http%3A%2F%2Fwww.dexia.com%2FFR%2Factionnaires_investisseurs%2Fassemblee_generale%2Fgeneralites%2FDocuments%2FAGE_21122012_Brochure%2520FR.pdf&ei=VA30UNXVKqzY0QWpuIHgBA&usg=AFQjCNHLskvz3fjG3gcc3WzT6wQxsuchEA&bvm=bv.1357700187,d.d2k

« Un défaut du groupe Dexia rendrait exigible, par l’effet de clauses de défaut croisé et d’accélération figurant dans les conditions des emprunts conclus par certaines entités du groupe, principalement par DCL, la totalité de sa dette, soit environ 386,5 Mds€ au 30 septembre 2012, et les montants dus au titre de contrats de dérivés, soit un montant notionnel d’environ 605 Mds€ au 30 septembre 2012. (…)

Un tel défaut menacerait la stabilité de l’ensemble du système financier européen. En effet, un défaut du groupe Dexia entrainerait un gel des actifs sur le court terme et affecterait la liquidité des marchés, avec un risque important de contagion de la zone Euro, compte tenu de la taille de bilan du groupe, du montant particulièrement important de ses encours non sécurisés, du volume de contrats de dérivés conclus par certaines entités du groupe et des contreparties bancaires et de l’impact majeur de la vente par les entités du groupe de leur portefeuille obligataire sur l’évolution des marchés financiers à la suite de la dépréciation de la valeur des actifs obligataires en mark-to-market. Un défaut du groupe Dexia déstabiliserait également les marchés de la dette souveraine, en ce compris ceux de la zone Euro. En effet, les entités du groupe Dexia détenaient un portefeuille d’obligations souveraines de 20,049 Mds€ au 30 septembre 2012. La liquidation de ce portefeuille déstabiliserait les marchés secondaires, notamment de ceux de plusieurs Etats de la zone Euro (plus de 70% de ce portefeuille d’obligations souveraines étant lié à des Etats de la zone Euro). Cela aurait des conséquences en chaîne considérables sur les marchés financiers. » .

Vous avez un parfait exemple de la relation incestueuse banque – État : « cher État, je te prends tes obligations souveraines, donc tu me sauves », pleurniche la banque. « Je t’ai sauvée donc tu vas me reprendre de mes belles obligations souveraines toutes fraîches » gronde l’État.