Comment la dette noire va engloutir votre pouvoir d’achat

La dette hors bilan grossit encore plus vite que la dette officielle au sens de Maastricht. L’Etat ne pourra tenir ses promesses ce qui délabrera le pouvoir d’achat. (Article de Simone Wapler)

La dette noire représente 4 070 milliards d’euros. Elle est surtout d’ordre social.

Le seul engagement de retraite des fonctionnaires représente 2 150 milliards d’euros de « hors bilan ». Il s’agit bien de dépenses engagées par l’Etat qui ne sont pas provisionnées. Comme les budgets sont en permanence déficitaires, ces pensions ne seront jamais couvertes d’année en année par une « cagnotte ».

Autre dette sociale, celle qu’est chargée d’amortir la Cades, la Caisse d’amortissement de la dette sociale. Cette structure a été créée en 1996 pour reprendre la dette de la Sécurité sociale, à l’époque 260,5 milliards d’euros (1). Au 31 décembre 2017, il lui en reste encore 137,5 milliards d’euros sur les bras. La Cades puise dans les rentrées de CSG et CRDS et refinance sa dette sur les marchés, avec la caution de l’Etat, évidemment. Encore une fois, toute cette usine à gaz explose en cas de remontée des taux longs (ou alors c’est la CSG-CRDS qui explosera à la hausse).

Il y a encore un autre gros poste dû à l’assurance-chômage fournie par l’Unedic, cet organisme public qui assure ce risque. L’Unedic est chroniquement déficitaire et ne pourrait devenir équilibré qu’avec une baisse très sensible du chômage. Mais l’Etat accepte de renflouer ce tonneau des Danaïdes. La dette de l’Unedic se monte à 40 milliards d’euros, les banques prêtent uniquement en raison de la caution de l’Etat.

A ces dettes sociales s’ajoutent celles des entreprises publiques et parapubliques.

La Parasitocratie joue au bonneteau avec la dette

EDF, coté en bourse, est détenu à 83,1% par l’Etat. Le fournisseur d’électricité porte une dette de 75 milliards d’euros (2) et Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, indiquait que « le groupe ne tient que par le soutien de l’Etat ». La dette d’Areva a été reprise par l’EDF.

La dette de la SNCF a récemment été mise sous les feux de l’actualité. Elle est de 54,5 milliards d’euros (hors les engagements de retraite déjà comptés et qui pèsent 139 milliards d’euros) (3).

Lire la suite sur La Chronique Agora