La mauvaise blague de la cagnotte est de retour

Un déficit moins élevé qu’attendu ne fait pas une cagnotte. La résurgence de ce débat vieux de 20 ans prouve l’inculture de ceux qui votent le budget.

La cagnotte de l’Etat ? Quelle blague ! Nous voilà de retour aux années 1997-2002, lorsque le dynamisme – temporaire au demeurant – de l’économie mondiale a servi de cache-misère trompeur aux multiples initiatives désastreuses du gouvernement français de l’époque.

  • Illusoire partage du travail avec les 35 heures payées 39, nous tirant une balle dans le pied juste avant d’entrer dans l’euro.
  • Abrogation de la loi sur les fonds de pension votée par le gouvernement précédent, abandonnant une partie du capital de nos fleurons du CAC 40 aux investisseurs institutionnels étrangers, dont les ayant-droits – et non pas nos retraités – bénéficient de ces dividendes.
  • Retrait des références aux racines chrétiennes de l’Europe dans les textes fondateurs, au motif imbécile que la France était laïque.

Le maintien de cette référence, qui faisait l’unanimité chez nos partenaires, aurait été bien utile aujourd’hui pour apaiser les tensions qui agitent l’Union européenne. Nous voyons les résurgences de l’empire austro-hongrois – dont les pays, au sein du « Groupe de Visegrad », développent un point de vue très eurosceptique et de la ligue hanséatique dont les membres, alliés à l’Irlande, s’opposent aux velléités de fédéralisme budgétaire français. Mais ceci est une autre histoire.

Le discours le plus stupide de cette époque concernait la cagnotte. Près de 20 ans plus tard, le débat ressurgit. Certains n’ont rien appris.

Des rentrées fiscales meilleures que prévues, mais jamais d’excédent

On pourrait penser qu’une gestion publique soudainement vertueuse, se traduisant par un excédent budgétaire, permettrait d’accélérer le désendettement de l’Etat, gage de l’acquisition de marges de manoeuvre renforcées pour faire face à une prochaine crise économique.

Ce n’est pas exactement ce qui se produit en ce moment et cette idée, loufoque, de « cagnotte » revient en force.

Grâce à l’amélioration de la conjoncture internationale (et en 2013, en France, au renoncement à des initiatives désastreuses en matière économique décidées en 2012), l’économie française retrouve du dynamisme, se traduisant par des rentrées fiscales « meilleures que prévu ». Mais il ne s’agit que d’un déficit moins élevé que prévu.

Dans ce débat, les masques tombent.

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Le trou toujours plus profond de la dette noire

Le dernier chiffre du déficit pourrait faire croire à une amélioration des finances publiques. En réalité, la progression du « hors bilan » est très inquiétante. (Article de Simone Wapler)

L’heure est au satisfecit. Les médias s’enthousiasment sur le très modeste déficit de la France : 2,6% du PIB.

« Déficit budgétaire limité », « dans les clous européens », « sous les 3% pour la première fois depuis 2007 ». Nos finances publiques baignent dans le beurre, à entendre certains médias.

déficit public de la France

D’autres, comme Le Figaro ou Les Echos sont plus réservés. Le premier parle d' »amélioration en trompe l’oeil ». Le second parle de la « pression fiscale record ».

Les chiffres ont effectivement de quoi refroidir : l’Etat français dépense toujours plus d’année en année ; le moindre déficit n’est dû qu’à plus d’impôt et un peu plus de croissance, ce qui augmente les recettes fiscales. Le taux de prélèvement obligatoire monte à 45,4% du PIB et les dépenses publiques représentent 56,5% du PIB.

La dette atteint 97% du PIB. En 2018, les intérêts devraient coûter 42,1 milliards d’euros et l’Agence France Trésor a prévu d’emprunter 195 milliards d’euros : le déficit et ce qui est nécessaire pour rouler les emprunts arrivant à échéance en s’endettant à nouveau. Cette cavalerie a été jusque là facile car les taux d’intérêt baissaient régulièrement. Cette période s’achève.

Une fois que vous avez tout cela en tête, la messe n’est pas encore dite. Il faut évoquer la « dette noire », encore qualifiée de « hors bilan ».

Un abîme de 4 070 milliards d’euros

Le dernier rapport de la Cour des comptes sur le sujet date de 2013. Seuls quelques rares observateurs s’intéressent à cette obscure comptabilité. L’énarque économiste Jean-Yves Archer en fait partie.

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Comment la dette noire va engloutir votre pouvoir d’achat

La dette hors bilan grossit encore plus vite que la dette officielle au sens de Maastricht. L’Etat ne pourra tenir ses promesses ce qui délabrera le pouvoir d’achat. (Article de Simone Wapler)

La dette noire représente 4 070 milliards d’euros. Elle est surtout d’ordre social.

Le seul engagement de retraite des fonctionnaires représente 2 150 milliards d’euros de « hors bilan ». Il s’agit bien de dépenses engagées par l’Etat qui ne sont pas provisionnées. Comme les budgets sont en permanence déficitaires, ces pensions ne seront jamais couvertes d’année en année par une « cagnotte ».

Autre dette sociale, celle qu’est chargée d’amortir la Cades, la Caisse d’amortissement de la dette sociale. Cette structure a été créée en 1996 pour reprendre la dette de la Sécurité sociale, à l’époque 260,5 milliards d’euros (1). Au 31 décembre 2017, il lui en reste encore 137,5 milliards d’euros sur les bras. La Cades puise dans les rentrées de CSG et CRDS et refinance sa dette sur les marchés, avec la caution de l’Etat, évidemment. Encore une fois, toute cette usine à gaz explose en cas de remontée des taux longs (ou alors c’est la CSG-CRDS qui explosera à la hausse).

Il y a encore un autre gros poste dû à l’assurance-chômage fournie par l’Unedic, cet organisme public qui assure ce risque. L’Unedic est chroniquement déficitaire et ne pourrait devenir équilibré qu’avec une baisse très sensible du chômage. Mais l’Etat accepte de renflouer ce tonneau des Danaïdes. La dette de l’Unedic se monte à 40 milliards d’euros, les banques prêtent uniquement en raison de la caution de l’Etat.

A ces dettes sociales s’ajoutent celles des entreprises publiques et parapubliques.

La Parasitocratie joue au bonneteau avec la dette

EDF, coté en bourse, est détenu à 83,1% par l’Etat. Le fournisseur d’électricité porte une dette de 75 milliards d’euros (2) et Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, indiquait que « le groupe ne tient que par le soutien de l’Etat ». La dette d’Areva a été reprise par l’EDF.

La dette de la SNCF a récemment été mise sous les feux de l’actualité. Elle est de 54,5 milliards d’euros (hors les engagements de retraite déjà comptés et qui pèsent 139 milliards d’euros) (3).

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Le massacre des propriétaires dans la France de Monsieur Macron

Le gouvernement multiplie les mesures pénalisant les propriétaires immobiliers. Dernière annonce en date : moduler la taxe foncière en fonction des revenus.

Depuis le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), on sait que l’actuel gouvernement a les propriétaires dans le collimateur.

Plus exactement, ce sont les riches propriétaires qui sont visés. En effet, l’IFI est dû quand on est détenteur d’un patrimoine immobilier d’au moins 1,3 M€. C’est une coquette somme, certes, mais rapidement atteinte lorsque l’on a décidé de placer son épargne dans ses logements principal et secondaire dans des zones tendues comme les grandes agglomérations et les régions touristiques du bord de mer.

Seulement 150 000 foyers concernés par le nouvel IFI

Des experts estiment que 150 000 foyers seraient concernés par cet ISF aménagé. Rappelons qu’en 2016 (derniers chiffres disponibles, selon la DGFip) il y avait eu un peu plus de 350 000 déclarations d’ISF. Avec cette mesure le gouvernement fait donc 200 000 satisfaits.

Le gouvernement a été accusé de « favoriser les riches ». Il fallait montrer rapidement qu’il n’en était rien. Il a donc été annoncé que la plus grande part des occupants d’un logement seraient progressivement exonérés de la taxe d’habitation.

En 2020, seuls 20% des Français continueront donc à payer la taxe d’habitation, ceux qui ont « les plus hauts revenus ». En effet, le paiement de cette taxe sera fonction du revenu fiscal de référence du foyer.

A terme, la suppression totale de la taxe d’habitation est envisagée. Certes, le gouvernement s’est engagé à compenser le manque à gagner des collectivités locales à l’euro près. Mais beaucoup d’élus locaux doutent de la parole de l’Etat et cherchent la parade.

La taxe d’habitation disparaît… pour mieux renaître

C’est ainsi que des villes touristiques s’apprêtent à alourdir fortement la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. En effet, depuis 2014, il existe une surtaxe sur la part communale de la taxe d’habitation. La Loi de finances pour 2017 a autorisé les communes à porter cette surtaxe jusqu’à 60%. Ce que se sont empressées de faire, ou s’apprêtent à faire, des villes comme Paris, Nice ou Saint-Nazaire. Bordeaux, Saint-Jean-de-Luz ou encore Toulouse envisagent de porter la surtaxe à 40% ou 50%.

Autre parade trouvée par les collectivités locales : l’augmentation de la taxe d’aménagement. Cette dernière, instaurée en 2012, concerne « toutes les opérations d’aménagement, de construction, de reconstruction et d’agrandissement de bâtiments ou d’installations nécessitant une autorisation d’urbanisme ».

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L’écart de taux entre le 10 ans français et allemand devient un indicateur politique très important

L’écart de taux entre les obligations à 10 ans de la dette française et allemande, désigné par le terme de spread, est un indicateur pertinent annonciateur de la déroute financière de la France et peut-être de sa future faillite.

Le 22 février dernier, l’écart de taux atteignait les 84 points du jamais vu depuis 2012. Cinq jours plus tard, le spread s’est légèrement resserré à 72 points, avec une ouverture de l’OAT à 0,919 et du Bund allemand à 0,195.

Source : labourseauquotidien.fr

A l’étranger, on vend la France et on achète l’Allemagne

Cet écart de taux ou spread d’obligations d’État montre que les investisseurs étrangers voient d’un mauvais œil les perspectives présidentielles de mai prochain, avec notamment l’hécatombe de l’affaire Fillon, une montée du FN dans les sondages abondamment relayé dans la presse internationale et la possible sortie de l’euro de la France.

L’inquiétude les gagnant, ces investisseurs se débarrassent volontiers de leurs OAT et se replient sur le 10 ans allemand jugé valeur refuge. Lorsqu’on vend une obligation son taux monte, au contraire lorsqu’on l’achète, le rendement baisse. « Pour attirer les investisseurs, il faut rémunérer plus cher le risque. Ce qui joue sur le rendement du 10 ans français qui est passé de 0,029% en septembre à 1,14% courant février… » et qui dit rémunération plus chère du risque, induit un poids des intérêts de la dette grandissant. La défiance risque de s’accentuer dans les mois qui viennent.

Si les taux d’intérêts augmentaient de 1% sur la dette française culminant à 2 000 milliards d’euros, il s’ensuivrait à terme un coût supplémentaire de 20 milliards d’euros s’ajoutant à cette dette et à notre déficit.

Les agences de notation pourraient bien dégrader la note française, comme ce fut le cas en janvier 2012 où la France perdit le triple A de Standard & Poor’s. Le scénario d’une dégradation de notre double A actuel serait un nouveau pas vers l’inexorable catégorisation de la France en tant que « pays périphérique » comme l’indique The Wall Street Journal. Si la situation  s’aggrave, il faudrait bien compenser ce coût du crédit devenu plus cher. En puisant dans l’épargne des français… comme le conseille le FMI ?

 

Par Florian Darras

 

 

L’Allemagne se met aussi à bannir le cash

Sous couvert des arguments classiques de lutte contre le terrorisme ou le blanchiment, l’Allemagne se préparerait-elle à contrer une panique bancaire ? (Article de Simone Wapler)

Ça y est : les Allemands aussi en veulent au cash. Peut-être est-ce cette note de Bloomberg* intitulée « Instaurer un futur sans cash » les a réveillés.

Quelques jours plus tard, le Handelsblatt, dans un article intitulé « La mort du cash »se fait l’écho de la proposition des sociaux démocrates allemands de limiter les transactions en espèces à 5 000 € et de supprimer le billet de 500 €.

Vous connaissez maintenant la musique : il s’agit bien sûr de lutter contre le terrorisme et le blanchiment.

En revanche, pas un mot sur les taux négatifs imposés par Mario Draghi à la Banque centrale européenne. Pourtant, pour échapper à ces taux punitifs que les banques commerciales commencent à répercuter sur leurs clients, quoi de mieux que le cash ? Le supprimer permet d’enfermer les gens … pour mieux les tondre.

En plus, Deutsche Bank, le monstre trop-gros-pour-faire-faillite (et donc trop gros pour exister) donne récemment des signes de faiblesse. Une société sans cash permet d’éviter toute panique bancaire et toute fuite hors du système.

Source Zerohedge*

Le vrai danger est-il le terrorisme et le blanchiment ou est-il la stabilité du système bancaire ?

 

 

*Sources :

Zerhedge http://www.zerohedge.com/news/2016-02-03/it-time-panic-about-deutsche-bank 

Bloomberg https://www.bloomberg.com/view/articles/2016-01-31/bring-on-the-cashless-future 

Carte bancaire dès le premier euro : une faculté mais bientôt une obligation

« Pour limiter l’utilisation des espèces et encourager les règlements dématérialisés par carte bancaire, le gouvernement veut permettre aux consommateurs de régler par carte bancaire des le premier euro », nous apprend le site ÉconomieMatin.

Cet article souligne cependant que pour 86% des Français, le cash reste le premier moyen de paiement.

Pour imposer les paiements électroniques sur les petites sommes, le gouvernement a contraint les banques à renoncer au montant fixe de commission. Depuis le 9 décembre 2015, les banques n’encaissent donc plus qu’une commission variable qui est en moyenne de 0,23% du montant de la transaction.

Pour compenser leur manque à gagner, les banques ont donc augmenté le prix des cartes bancaires (et de différents services).

Pourquoi donc cet acharnement du gouvernement qui pénalise notre pouvoir d’achat ?

Il ne vous a pas échappé que dans le vaste monde, la mode chez les banquiers centraux est aux taux d’intérêt négatifs. Comme ils n’arrivent pas à fabriquer de l’inflation pour nous tondre sans nous demander notre avis, ils « fabriquent » de l’inflation par les taux négatifs. Le Japon vient d’emboîter le pas aux Européens dans ce domaine. Petit à petit les banques commerciales répercutent ces taux négatifs sur leurs clients.

Mais si avoir des liquidités en banque vous coûte 2% par an, peut-être que vous serez tenté de ne plus en avoir et de stocker des espèces, ce qui ne coute rien. En gros, vous refusez la tonte programmée et les menues rapines…

Pour éviter cela, il suffit de rendre le cash hors la loi et d’imposer la « société sans cash ».

  • La première étape consiste donc à généraliser tous les paiements électroniques.
  • La seconde à interdire le cash.
  • La troisième à vous taxer avec des taux réels négatifs même quand il n’y a pas d’inflation.

cashless

Les étapes 1 et 2 sont déjà bien  avancées. Soyez-en certains, l’étape 3 viendra. Christine Lagarde du FMI et William White de l’OCDE plaident dans ce sens.

Mais puisqu’on vous dit que les banques vont bien !

Le Temps, c’est Le Monde des petits Suisses et il dit que finalement les banques n’iraient pas si bien que ça. Les gens sont méchants !

« Le Japon a pu se permettre de prolonger le problème parce que le reste du monde  était en forte expansion. La zone euro n’a pas cette chance. Durant les 36 à 48 prochains mois,  nous assisterons à une réforme de la dette à travers sa restructuration, ou au prélèvement d’un impôt extraordinaire sur les fortunes. 

La très grande majorité des citoyens approuverait un impôt extraordinaire sur les fortunes.

Normal : on aime toujours bien les impôts qu’on ne paye pas.

Croire que les riches paieront, ça fait toujours recette. Sauf que cette fois, ce ne sera pas vrai, bien sûr. Les pauvres paieront aussi en chômage.

Les banques vont bien, très bien, merci Draghi

Et voilà, case cochée, stress tests : OK, fait, bons, circulez, madame Michu, il n’y a rien à voir. Bon, il va falloir lever un peu d’argent pour renforcer certaines banques, mais une somme très raisonnables : moins de 25 milliards d’euros.

Certaines âmes chagrines s’étonnent que les stress tests ne prévoient qu’une chute de 10% des marchés. Mais c’est oublier que les banques centrales injectent 200 milliards de dollars par trimestre  pour qu’il ne se passe rien sur ce front.

Donc tout va bien du côté des banques. Youpi !

Tout savoir sur la France en Faillite selon Simone Wapler ici.

L’euro a encore bobo à ses taux

Les taux d’emprunt de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie et de la France remontent. Ceux de la Grèce dépassent 8%. Pour le Portugal, c’est 3,49%, pour l’Italie  2,58%, pour l’Espagne 2,25% et pour la France 1,30%. À comparer avec l’étalon, l’Allemagne qui emprunte à 0,81%. Ce qui est important et qui est de mauvais augure, c’est la dynamique : le taux de l’Allemagne baisse alors que le taux des cigales ou des cigales repenties (Portugal, Espagne) montent. La BCE ne peut pas racheter directement ces obligations d’État sur le marché. Mario Draghi a donc sorti du dernier tiroir de son bureau un plan de rachat d’obligations d’entreprises pour essayer de faire baisser les taux : 560 Mds€ pour les obligations non financières cotées en catégorie investissement (bonnes entreprises fiables) et 320 Mds€ pour les obligations financières (les machins des banques).

Ce sera probablement sans effet (autre que feu de paille boursier). Si vous êtes le patron  d’une entreprise bien notée (donc avec de la trésorerie) que la croissance est 0 est que votre dette vous coûte 2%, la chose la plus intelligente que vous ayez à faire consiste à rembourser votre dette, vous gagnez 2% sur ce poste ! Quant aux obligations financières, oui, ça peut encore une fois tirer les banques d’un mauvais pas. N’oublions pas qu’une banque centrale n’œuvre pas pour le public mais pour les banques, pour protéger un système financier absurde de réserves fractionnaires et de création de crédit illimitée. Mais l’heure de vérité approche. Le bilan de la BCE devient de plus en plus pourri et les contribuables européens commencent à avoir des poussées d’urticaire.