Au secours, l’euro éclate !

Les obligations souveraines ont recommencé à faire le grand écart de taux, la Grèce dépassant à nouveau les 7% d’écart avec l’Allemagne et celles de  l’Italie et de l’Espagne 2%.

Financièrement, les petits rigolos qui se sont amusés à spéculer sur ces obligations de l’Europe du Sud au premier semestre se prennent une bonne claque de Monsieur le Marché. Les actions bancaires se sont fortement repliées.

Cela signifie aussi que l’Eurozone se fissure, l’union monétaire européenne n’est plus qu’une façade.

Financièrement, les petits rigolos qui se sont amusés à spéculer sur ces obligations de l’Europe du Sud au premier semestre se prennent une bonne claque de Monsieur le Marché. Les actions bancaires se sont fortement repliées.

Cela signifie aussi que l’Eurozone se fissure, l’union monétaire européenne n’est plus qu’une façade.

Dans ce contexte dégradé la France veut essayer de convaincre l’Allemagne des bienfaits de « l’investissements public ». Sauf que ce ne sont pas des investissements comme le prouve le retour sur investissement qui n’arrive jamais sinon la dette publique ne grossirait pas en permanence. L’Allemagne ne voudra pas des 50 milliards d’investissements sans retour payé par ses contribuables et suggérés par la France ; en revanche elle voudrait bien que la France initie des vraies réformes avec des vrais sujets (autres que regroupons les achats de post-it, de gommes et de crayons dans l’administration), un calendrier qui soit tenu, etc. Ce n’est pas du tout gagné pour Macron et Sapin et la crise politique couve.

D’autant plus que finalement, l’euro faible se révèle un bullshit de plus pour l’économie réelle ce qui doit prodigieusement agacer l’Allemagne (qui est contre la politique de la monnaie faible).

Depuis le début de l’année, l’euro (en jaune) plonge face aux autres monnaies mais la somme des exportations sur 12 mois (en bleu) ne progresse pas pour autant plus vite qu’avant. A quoi sert donc de payer ses importations plus cher si c’est pour ne pas exporter plus ? A rien, si ce n’est à augmenter le coût de la vie des habitants de la zone monétaire en question. Heureusement que le pétrole baisse pour compenser mais ceci n’aura qu’un temps.