Au secours ! Où est passée la croissance ?

La croissance qui devrait nous sauver n’est pas là. Mais elle reviendra, il suffit de faire des grands travaux, pensent l’Italie et la France. Nein, répond l’Allemagne pour qui des dépenses publiques n’ont jamais amené de croissance.

Voir la discussion sur BFM Jacques Sapir vs Cyrille Collet

Redistribuer la richesse ne la crée pas. L’État PREND pour DONNER et au passage il faut payer des fonctionnaires pour prendre (ceux du fisc par exemple) et des fonctionnaires pour donner (ceux de l’aménagement du territoire par exemple).

Redistribuer  la richesse permet rabote les inégalités mais n’enrichit pas.

Moody’s évite de dégrader la dette de la France

Petit répit sur la longue route vers la faillite. Finalement l’agence de notation Moody’s a indiqué qu’elle ne tirerait pas sur l’ambulance du malade France et maintient sa note de crédit.

« Les niveaux de popularité historiquement faibles du gouvernement reflètent les pressions auxquels il est soumis », estime l’agence qui semble croire que le peuple français met ainsi l’épée dans les reins du gouvernement pour les fameuses réformes. Par ailleurs, Moody’s estime que le fardeau de la dette est soutenable.

Les agences de notation s’étaient révélées inefficaces en 2007-2008 en continuant à accorder de bonnes notes à des produits structurés quelques mois avant leur effondrement.

Le fardeau de la dette n’est soutenable que parce que les taux d’intérêt sont manipulés à la baisse et que l’Allemagne consent aux manœuvres de Mario Draghi qui consistent à transformer la Banque centrale européenne en bad bank de toutes les créances pourries des banques commerciales.

S’endetter ne coûte pas cher, profitons-en !

Nous sommes donc toujours bien engagé sur la douce voie de la faillite. Le Président ne luttera plus contre les déficits, la compétitivité d’abord.

On ne sait pas trop ce que c’est que la compétitivité dans un pays dont 57% du PIB tourne avec le secteur public. Curieusement, plus ce pourcentage augmente plus la « compétitivité » baisse. Probablement que ce n’est « pas facile » à faire comprendre à des énarques et des élus majoritairement fonctionnaires…

On ne luttera même pas contre les déficits par une hausse de TVA.

Terminé sur ce non-sujet.

S’endetter ne coûte pas cher, profitons-en !

Nous sommes donc toujours bien engagé sur la douce voie de la faillite. Le Président ne luttera plus contre les déficits, la compétitivité d’abord.

On ne sait pas trop ce que c’est que la compétitivité dans un pays dont 57% du PIB tourne avec le secteur public. Curieusement, plus ce pourcentage augmente plus la « compétitivité » baisse. Probablement que ce n’est « pas facile » à faire comprendre à des énarques et des élus majoritairement fonctionnaires…

On ne luttera même pas contre les déficits par une hausse de TVA.

Terminé sur ce non-sujet.

Rumeur de dégradation de la note française

La route de la faillite est longue, large et en pente douce.

L’agence de notation Moody’s a averti qu’elle allait dégrader la note de la France vendredi 19 septembre après la fermeture des marchés (faisant suite à Standard & Poor’s).

Le gouvernement nie avoir reçu toute information.

Est-ce grave ? À ce stade pas encore. Tant que la dette française est acceptable par les « zinzins » (les investisseurs institutionnels, assureurs et fonds de pension) cela ne change pas grand-chose. Or la note AA ou Aa2 est toujours zinzin-compatible.

Cependant cela peut exciter les spéculateurs, les grandes dents de la Finance Sans Visage qui n’ont pas peur des Sans-Dents.

Pour le moment, les rendements des obligations françaises à 10 ans ne s’envolent pas.

http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

Le rendement, c’est le taux sur  le marché secondaire (le marché de l’occasion). Reste maintenant à savoir comment se passera la prochaine émission obligataire du jeudi 2 octobre.

Rumeur de dégradation de la note française

La route de la faillite est longue, large et en pente douce.

L’agence de notation Moody’s a averti qu’elle allait dégrader la note de la France vendredi 19 septembre après la fermeture des marchés (faisant suite à Standard & Poor’s).

Le gouvernement nie avoir reçu toute information.

Est-ce grave ? À ce stade pas encore. Tant que la dette française est acceptable par les « zinzins » (les investisseurs institutionnels, assureurs et fonds de pension) cela ne change pas grand-chose. Or la note AA ou Aa2 est toujours zinzin-compatible.

Cependant cela peut exciter les spéculateurs, les grandes dents de la Finance Sans Visage qui n’ont pas peur des Sans-Dents.

Pour le moment, les rendements des obligations françaises à 10 ans ne s’envolent pas.

http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

Le rendement, c’est le taux sur  le marché secondaire (le marché de l’occasion). Reste maintenant à savoir comment se passera la prochaine émission obligataire du jeudi 2 octobre.

La faillite interminable de la Sécu

Damned, pas de chance, les comptes de la Sécu sont rouge sang (13,6 Mds€ de déficit) et ce n’est vraiment pas le moment avec tout le pétrin du budget. Encore environ 5 Mds€ à trouver. Aucune des économies attendues en 2014 (4,7 Mds€) n’est au rendez-vous. Evidemment, Valls a obtenu son vote de confiance car sinon c’était la dissolution et beaucoup de députés même frondeurs risquaient de ne pas retrouver de siège. La dette  nationale va atteindre 100% du PIB en 2015. Il paraît que ce sera le pic et qu’après ça ira mieux.

Pour mieux dé-responsabiliser  sur la dépense publique, le gouvernement supprime la première tranche d’imposition sur le revenu.

L’impôt sur le revenu progressif est un impôt que payent très peu de contribuables et ce petit nombre paye beaucoup. Il rapporte peu. Petite assiette, gros impôts et faibles rentrées : il paraît que ce n’est pas l’optimal  fiscal mais ce ne doit pas être inscrit aux cours de l’ENA.

Espérons qu’Angela Merkel ne lit pas la presse française.

La faillite interminable de la Sécu

Damned, pas de chance, les comptes de la Sécu sont rouge sang (13,6 Mds€ de déficit) et ce n’est vraiment pas le moment avec tout le pétrin du budget. Encore environ 5 Mds€ à trouver. Aucune des économies attendues en 2014 (4,7 Mds€) n’est au rendez-vous. Evidemment, Valls a obtenu son vote de confiance car sinon c’était la dissolution et beaucoup de députés même frondeurs risquaient de ne pas retrouver de siège. La dette  nationale va atteindre 100% du PIB en 2015. Il paraît que ce sera le pic et qu’après ça ira mieux.

Pour mieux dé-responsabiliser  sur la dépense publique, le gouvernement supprime la première tranche d’imposition sur le revenu.

L’impôt sur le revenu progressif est un impôt que payent très peu de contribuables et ce petit nombre paye beaucoup. Il rapporte peu. Petite assiette, gros impôts et faibles rentrées : il paraît que ce n’est pas l’optimal  fiscal mais ce ne doit pas être inscrit aux cours de l’ENA.

Espérons qu’Angela Merkel ne lit pas la presse française.

La France est devenue une fabrique de pauvres

Depuis 2011, après 69 Mds€ de nouveaux prélèvement, le chômage augmente et la pauvreté aussi. En revanche, l’inégalité – telles que mesurées par l’INSEE – diminue. Ça vous rend perplexe ? L’explication est simple. Beaucoup de riches sont partis, le revenu médian a donc diminué  et comme l’inégalité est calculée comme l’écart par rapport au revenu médian, l’inégalité diminue. En revanche la pauvreté est mesurée avec un seuil fixe (828 € ou 993 € par mois selon les critères).

Plus de pauvres, mais moins d’inégalité voilà le résultat d’un État obèse et d’un pays dont l’économie fonctionne avec 57,1% du PIB dévolu au secteur public.

Avec 100%, l’égalité devrait être (presque) parfaite. Presque seulement parce qu’il ne faut pas oublier nos chers élus qui sont moins égaux que nous surtout face à la « phobie administrative ».

On croyait avoir touché le fond avec l’évasion fiscale le député Cahuzac, mais c’était sans compter le député Thévenoud qui ne paye ni impôts ni loyers.

Déficit : Berlin s’exaspère des dérapages français

Le titre du Figaro est repris par les tweeters. Ce n’est pas bon signe pour l’accueil réservé à la France par le Haut conseil des finances lors de la réunion de l’Europe de à Milan.

Charles Gave, Bernard Attali : les avertissements se multiplient. Les taux d’intérêts et les CDS (assurances sur la dette française) restent calmes… pour le moment.

En une semaine, l’OAT à dix ans a vu son rendement passer de 1,265% à 1,371% pas de quoi crier au loup mais une hausse de plus de 8% en une semaine pour de l’obligataire c’est quand même significatif. Il ne faudrait pas oublier que c’est « sensible » ces petites bêtes là. La « sensibilité » d’une obligation est l’effet d’une petite variation d’intérêt sur le prix. Plus les taux sont bas, plus les obligations deviennent « sensibles » : une faible variation de taux (de 1,5% à 2%, par exemple ce qui ne fait que 0,5% de différence) se traduit par une très forte variation de prix.

Les adjudications d’OAT ont lieu le premier jeudi du mois à 10h50. RV le jeudi 2 octobre, donc.