The Wall Street Journal n’aime toujours pas l’or

The Wall Street Journal n’aime toujours pas l’or

The Wall Street Journal sort un article critique et baissier sur l’or ce qui est un signe important de …. hausse à l’horizon !

Comme je l’ai expliqué dans Pourquoi la France va faire faillite, lorsque The Wall Street Journal éprouve le besoin de discréditer l’or une importante poussé se produit dans les six mois qui viennent.

 

Date de l’article Prix en $ de l’or à la date de l’article Point bas de l’or après la publication Pic consécutif après la publication Date de ce pic % de plus value à ce pic
23 janvier 1993 328,60 326,30 407,00 30 juillet 1993 23,9
1 septembre 2003 379,70 369,20 426,40 9 janvier 2004 12,3
12 janvier 2005 502,50 493 725,00 12 mai 2006 44,3
8 avril 2007 674,20 641,70 830,00 26 novembre 2007 29,3
12 juillet 2010 1 205,50 1 157,00 1 405,50 30 décembre 2010 16,6
28 juillet 2014http://online.wsj.com/articles/heard-on-the-street-even-in-rockets-red-glare-golds-glow-dims-1406309324 1 294,75 ? ? ? ?

The Wall Street Journal a intérêt à discréditer l’or en tant que flic monétaire. En effet, les brasseurs d’argent n’aiment pas que l’or serve de valeur refuge. En général, le quotidien américain semble monte au créneau lorsqu’une forte poussée de fièvre du métal jaune menace. Chaque « fin de l’or » annoncée par The Wall Street Journal s’est d’abord traduite par un petit recul du cours, puis par une hausse massive.

Mercredi 30 juillet

Tout le monde tape sur Vlad The Bad, à savoir Poutine. Il aurait fomenté les troubles en Ukraine, le gouvernement en place étant évidemment au dessus de tout soupçon de corruption. L’Europe achètera prochainement du gaz aux gentils États-Unis et non plus à la vilaine Russie et tout ira ainsi pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Côté facture d’énergie, attendez-vous cependant au pire avec la « transition énergétique » devrait nous coûter (d’après les estimations) 10 Mds€  sur trois ans que personne n’a.

Chaque ménage dépense 3 210  € en énergie  (transport et logement), ce qui représente 6,2% de nos dépenses. La facture énergétique de la France atteint 66 Mds€ en 2013.

Mais bonne nouvelle, tous ce cirque russe fait baisser nos taux d’emprunt : 1,40% pour l’obligation française à 10 ans.

Ce qui n’est pas dans les journaux : Vlad The Bad accumule de l’or et a augmenté la réserve de sa banque centrale de 16,8 tonnes dans le seul mois de juin, la portant à 1 094,8 tonnes.

Les nuages s’amoncèlent dans l’économie réelle que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis en proie à une étrange «reprise»  sur fond de baisse de revenu des ménage et de retour à l’endettement hasardeux (prêts étudiants et prêts automobiles qui représentent près de 2 000 Mds$ et prêts aux entreprises surendettées) tandis que les marchés s’installent au zénith.

Mercredi 13 août

Alerte rouge sur la croissance et le déficit, titre Le Figaro

Cela fait presque six ans que notre pays est « au pied du mur », alors pourquoi pourrions nous nous y écraser cet automne plutôt que plus tard ou même jamais ?

Evolution du taux d’emprunt de la France depuis 2008

Evolution du taux de croissance de la France depuis 2008

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Dette détenue par les créditeurs étrangers (en M$)

 

Les créditeurs étrangers détiennent pour 575 Mds$ (environ 430 Mds€) de dette française. Ils pensent que notre pays est solvable, malgré sa croissance anémique et ils acceptent de lui prêter  à 1,52% sur dix ans.

En réalité cette créance des étrangers sur notre pays est garantie par l’épargne financière des Français et, hormis les dépôts bancaires, une majorité de cette épargne est elle-même investie dans de la dette française (Livrets, assurance-vie en euro). Les biens de l’État ne garantissent rien et son parc immobilier se vend mal, comme nous le confirme Les Echos. Récemment, le Japon a été acheteur de dette française ce qui a permis de la placer à bon compte, mais rien ne garantit qu’il va le rester. Car le Japon affronte ses propres difficultés et les flèches de l’Abenomics ont raté leurs cibles.

 

La seule garantie derrière la dette, c’est vous !

 

Lundi 18 août

La fin des illusions sur la reprise économique de la France, titre Les Echos dans sa version papier

A dire vrai, à part les politiques, les medias et la finance je ne connais pas beaucoup de gens ayant eu des illusions sur cette reprise.

La préoccupation du jour semble être la déflation.

Oubliés le méchant Poutine, Ebola, l’Irak,… La déflation est le véritable danger, tout au moins selon le discours officiel.

N’oubliez pas, même si c’est difficile à croire tant le battage médiatique inverse est fort : la déflation n’est pas VOTRE ennemie. La déflation n’est l’ennemie que de ceux qui sont surendettés : les États, les banques, les entreprises engagées dans des paris risqués, les investisseurs amateurs « d’effets de levier ».  Vous me direz que cela fait beaucoup de monde ; justement, c’est bien pour cela que la pensée unique tend à vous faire croire que la déflation est le monstre à combattre, en prenant votre argent et votre épargne pour nourrir les zombies financiers. Les zombies financiers sont ces créatures qui donnent l’apparence de la vie car elles arrivent à payer les intérêts de leurs dettes mais qui sont en réalité financièrement mortes car elles n’arriveront jamais à payer le principal.

Parmi les zombies financiers :

  • La France, car avec une dette de près de 2 000 Mds€, un déficit chronique des finances publiques et une croissance durablement en panne tant que de véritables réformes de l’appareil étatique ne seront pas entreprises, peu importe le taux d’intérêt, la dette publique ne sera pas remboursable. En attendant, la France va devenir une fabrique de pauvres avec un chômage grandissant et des contribuables de plus en plus rares et exsangues.
  • De nombreuse banques européennes qui ont trop prêté pour des projets sans rentabilité et qui n’ont pas assez de fonds propres pour payer la casse quand il s’avèrera qu’il faut tirer un trait sur les mauvais prêts. D’où le besoin de 250 Mds€ dont parle le Financial Times.
  • Beaucoup d’intervenants sur les marchés qui ont emprunté à bon compte pour « investir » dans des actions ou secteurs risquées (obligations à haut rendement, par exemple).

Pour le moment tout va encore très bien sur les marchés obligataires car les investisseurs amateurs de sécurité se jettent toujours sur les actifs dits sûrs, c’est à dire la dette des grands pays (Etats-Unis, Allemagne, France,…).

Dormez tranquille, mais pensez à mettre votre épargne à l’abri.

Mardi 20 août

La France abaisse son plafond de paiement cash de 3 000 à 300 €

On vous enferme encore un peu plus avant la débâcle. Le cash c’est mal, c’est pour le blanchiment d’argent.

Votre argent doit être déposé dans une gentille banque qui vous le confisquera ainsi sans peine :

  • Dans le cas où elle serait en faillite (voir Monte di Paschi en Italie et Banco Esperito Santo au Portugal)
  • Dans le cas où son État de tutelle le lui demandera car ledit État est en cessation de paiement

A qui pensez-vous en particulier ?

A rien, c’est pour faire avancer le schmilblick…

Comme aurait dit Coluche dans son inénarrable sketch

Mercredi 21 août

La faillite c’est maintenant, titre L’Express

Vous vous rendez-compte, même la presse grand-public se rend compte que quelque chose cloche !

Prêt pour un petit exercice de calcul élémentaire ?

Allons-y…

Notre pays est en faillite car l’arithmétique n’est pas la politique. L’arithmétique ne ment pas, n’a pas besoin de mots bizarres comme inflation, déflation, dépression, croissance négative, etc…

  • 0% de croissance du PIB (= croissance nulle = rien = zéro même si Christine Lagarde a certainement une autre expression plus jolie)
  • Une dette égale au PIB = 100% du PIB
  • Des intérêts à 2% environs

-> pour payer les intérêts de la dette, il faut  prendre 2% du PIB

Jusqu’à présent notre pays empruntait :

  • Pour rembourser la dette qui arrivait à échéance (les emprunts contractés il y a deux ans, cinq ans, dix ans,…)
  • Pour financer le déficit

Maintenant, il va falloir emprunter pour payer les intérêts.

Donc nous sommes bien en faillite. Une fois que vous avez compris cela, vous vous foutez des marchés, vous cherchez comment mettre le mieux possible à l’abri votre épargne car l’ultime étape pour reculer le moment du défaut sera de vous la confisquer.

C’est à ce moment que votre nature schizophrène doit se réveiller. Nous sommes en faillite mais pour le moment M. Le Marché ne s’en est pas aperçu. Donc TOUT VA BIEN. Il vous reste du temps pour vous organiser.

Vendredi 22 août

Livret A : la chute historique du taux fait fuir les épargnants, titre Les Echos

Les Français épargnent plus (tiens, tiens, ils ont moins confiance dans l’État providence) mais ne mettent plus leurs sous dans le livret A.

Où alors ?

Assurance vie et PEL, indique Francetranscations.com « Mais le plus surprenant reste le montant important des dépôts sur les comptes à vue. En forte hausse ces montants pourraient être tout simplement l’argent mis de côté pour régler les impôts, eux-aussi, en forte hausse pour les Français. »

istorique du taux d'épargne des Français (par rapport à leurs revenus bruts)

Oui, c’est vrai, c’est l’automne : les feuilles d’impôt vont tomber…

N’empêche que c’est une très, très, mauvaise idée que d’abriter son épargne dans une assurance-vie en euro ou dans les super-livrets des banques.

Car si vous pensez que les banques sont en pleine forme vous vous trompez et vous devriez lire ce magistral article de Pascal Roussel, chef du département des risques de la Banque Européenne d’Investissement, L’opinion publique est dominée par un égrégore

« L’extrême fragilité du monde financier

Ce qui rend l’égrégore encore plus dangereux, c’est qu’il se développe alors que le système financier mondial n’a jamais été aussi fragile. Les risques de ruptures sont très réels même si les banques centrales et les autorités publiques se veulent rassurantes. Jaime Caruana, le General Manager de la BIS (la banque centrale des banques centrales située à Bâle) craint un « Lehman » dû à la flambée de la dette dans le monde entier et déclare que les investisseurs ignorent la perspective de taux d’intérêt plus élevés dans leur quête aux rendements. (6) Maximilian Zimmerer le Chief Investment Officer d’Allianz (le plus gros assureur en Europe) déclare quant à lui que « rien n’est résolu et tout le monde le sait ». (7) On pourrait multiplier les mises en gardes officielles de ce genre car loin de l’illusion des performances boursières (8), il suffit de gratter un peu sous la surface pour comprendre ce qui inquiète ces hautes personnalités du monde financier. Citons de manière non exhaustive et dans le désordre : … »

Pour la suite, je le répète, lisez ce papier d’un « zinzin » loin d’être fou !

Quant à l’assurance-vie en euro, si vous êtes abonné à La Stratégie, vous connaissez tous les dangers de confiscation.